Ma peur est une catin désarticulée. Elle se métamorphose, comme quelque chose de très lourd et invincible. Une bombe. Chaque jour, une bombe m'explose à la gueule, me fait vaciller, doucement, lentement, gentiment, entre l'appel du sol et ce besoin de rester debout. Là où on ne te permet pas d'être à genoux. Si l'angoisse a un visage, elle à les cheveux blonds et les lèvres pulpeuses. Elle est grande, mince et son 95C me fait (tourner) de l'oeil. Surtout moi. L'angoisse s'habille en Chanel et ses talons te foutent un pâle vertige.
Moi si je pouvais, je lui arracherais les tripes du bout des ongles et je lui ferais sauter les yeux à la petite cuiller.
Je continue de chialer sur mon sort,
Bisous.


